Theatre en mouvement

30 mars 2008

A propos de "Vukovar et papillon"

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Mise en scène : Saïda Mezgueldi (2008)

Avec : Mélina Bomal comédienne

Séverine Allarousse et Chloé Hernandez à la danse 

Musique : Marianne Monnier (guitare) et Catherine Basson (violon)

Montage vidéo / bande son : Sylvère Petit

Décor :  Claude Georges

Adaptation  de "Nous ne verrons jamais Vukovar" de Louise L. Lambrichs


Pourquoi avez vous choisi de mettre en scène "Nous ne verrons jamais Vukovar" :

Tout d’abord ma rencontre avec Louise L. Lambrichs au cours de l’adaptation de son roman journal d’Hannah en 2006. Elle achève alors le dernier volet de sa trilogie concernant la guerre en ex Yougoslavie. La lecture de cette œuvre me captive et produit en moi une prise de conscience brutale, assortie d’un sentiment de profonde indignation. Comment est-il possible  qu’à deux heures et demi de Paris, en Europe, alors que j’étais une jeune mère de 21 ans, se soit déroulée une guerre atroce et même - cinquante an ans après la Shoah - un génocide officiellement reconnu qui s’est abattu cette fois sur les musulmans de Bosnie ? Le livre de Louise L.Lambrichs m’éclairait enfin sur un conflit auquel je n’avais jusqu’ici rien compris. Et du coup, j’ai eu envie d’aller voir sur place, de vérifier en quelque sorte, pour comprendre par moi-même ce qui, vu de France, semblait incroyable.

Au cours de mon voyage en Bosnie et en Croatie en Juillet 2007, j’ai pu mettre des images, des voix sur ces évènements, j’ai pu entendre de multiples témoignages sur cette guerre, j’ai participé avec 2300 personnes à la marche de commémoration du massacre de Srebrenica, à l’exhumation des charniers, au défilé des cercueils…et toutes ces expériences et ces nouvelles rencontres ont confirmé le sentiment que j’avais éprouvé au cours de la lecture : l’interprétation de Louise L.Lambrichs était juste.

Cette découverte m’a donné envie de mettre en scène cette voix qu’elle fait vibrer dans  Nous ne verrons jamais Vukovar, et de la faire entendre, car cet engagement est aussi, jusque dans sa véhémence, une parole de paix, de construction et de transmission. J’ai donc eu envie de la colporter, à ma façon, avec mes propres moyens artistiques, le plus largement possible.

C’est par la création que je m’engage aujourd’hui en tant que femme issue d’une famille musulmane, citoyenne française, et artiste.

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Quelle place occupe Vukovar et papillon dans votre parcours artistique :

Vukovar et papillon  est l’adaptation théâtrale du travail d’éclairage fait par Louise L. Lambrichs dans ses deux livres Nous ne verrons jamais Vukovar (ed. Philippe Rey, 2005) et L’effet papillon (Inventaire/invention, 2007). Ce nouveau projet est pour moi à la fois un prolongement et un approfondissement de  La Louve (mise en scène en 2006). Ma précédente création évoquait la femme, sa difficulté à être et à se reconnaître comme force créatrice, à naître comme actrice de son existence.

Avec Vukovar et papillon, nous passons du stade de l’éveil à celui de l’engagement.

L'engagement de l’écrivain tout d’abord, car le texte de Louise L. Lambrichs est animé par une réflexion sur le rôle et la responsabilité de l’écrivain à l’égard de ses contemporains et des générations futures.

L’engagement du citoyen ensuite, de la femme en particulier, consciente de son appartenance à l’humanité dont la voix s’élève pour réclamer non seulement la vérité, mais la justice (elles ne vont pas toujours de pair).
Un engagement porté par le devoir de vigilance et la conscience de la nécessité d’un travail de mémoire partagé, seul capable d’éclairer les esprits.

C’est la voix de la comédienne qui donne son unité à ce récit, clair et très rythmé. Une voix franche et véhémente qui emporte le lecteur, car elle expose clairement les enjeux de cette guerre, nous fait pénétrer dans ses rouages et permet de comprendre comment, cinquante ans après la Shoah, un nouveau génocide a pu avoir lieu en Europe.
Sa vision des évènements, personnelle et audacieuse, est sans narcissisme ni myopie.
La mise en évidence des dénis historiques qui ont engendré cette forme de répétition catastrophique constitue le cœur de ce texte. L’argumentation convaincante de l’auteur lève le voile sur les manipulations de la mémoire collective et les mythes qui alimentent les propagandes, existent la haine et conduisent à la guerre. Au lieu d’un récit purement chronologique, la comédienne raconte dans un seul souffle très enlevé les évènements marquants et les mécanismes en œuvre. On est dans un va et vient permanent entre les faits et leur interprétation grâce au recours à la psychanalyse, à la littérature et à l’histoire. un va-et-vient qui progressivement donne du sens à ces évènements souvent perçus comme absurdes.

L’une des grandes qualités de ce récit porté par la voix réside dans sa hauteur de vue, son engagement et sa pertinence. C’est aussi un acte de générosité, porté par une volonté de partager sa réflexion, de lever un à un les voiles du mensonge afin de permettre l’instauration d’une paix durable entre les peuples, dans les Balkans mais aussi dans toute l’Europe.

Mon travail n’a de cesse de mettre en résonance différentes formes d’expression artistique . En effet, la confrontation de ces différents langages (textuel, gestuel, pictural, corporel, etc.) produit des effets d’échos riches d’une ouverture qui n’appartient peut-être qu’à la dimension polymorphe de la création théâtrale, spectaculaire.

C’est aussi un moyen de permettre à chacun de s’orienter suivant sa propre sensibilité artistique, de trouver ses propres repères, puis d’aborder insensiblement d’autres formes moins familières pour devenir réceptif à une lecture plus fine, plus palpable. 

Comment l'avez-vous mis en scène :

J'ai fait le choix de mêler des modes d'expression différents pour que le texte soit reçu par tous en fonction de sa sensibilité et cela correspond aussi à la réalité d'un monde saturé de médias (images, sons...). L’idée est de tisser des liens entre ces éléments qui se croisent, se superposent, s'additionnent pour offrir ainsi un tableau original, à la fois singulier et pluriel.

J'ai construit cette pièce comme un puzzle en créant de multiples ambiances.

Le propos est une conversation à bâtons rompus, sous la forme d’un dialogue où l’autre- celui qui l’interrompt- reste inaudible. IL est

parfois martelé, énoncé à la manière d'un commentaire sportif pour prendre ensuite la forme d'un slam... Des clins d'oeil furtifs à Chaplin ou à Tati sont autant de touches burlesques qui tranchent avec la gravité du sujet.

La pièce débute par la fin du texte de Louise L.Lambrichs ou elle exprime son "rêve de papillon".
Pour bâtir ma première partie, je me suis appuyée sur une phrase qui m'a interpelé. Comment lis tu ? avec les yeux ?
Moi ? pas du tout. Mes oreilles . Les yeux, c'est juste pour l'espace pour respirer.

Dès lors, il m'a paru évident de mettre en scène un univers sonore où les différentes voix de l'auteur, de la comédienne et du metteur en scène se tissent.

La danseuse apparaît tout à la fois sur scène et au travers de la vidéo, elle est mémoire du corps, porteuse de la solitude et de la souffrance de tout ceux qui ont vécu cette guerre. Sa chorégraphie s’articule autour d’une réflexion sur la trace, l’emprunte. Les musiciennes accompagnent le texte en lui donnant une dimension itinérante.
Le décor est constitué de toiles abstraites fragmentées, rassemblées pour tenter de n’en faire qu’une, trouée toujours, traversée de failles, sur le thème du deuil.
La vidéo alterne des images de la marche commémorative Tusla /Srebrenica et de la danseuse.

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Ateliers

Au delà du plaisir d’être ensemble, le but recherché des ateliers c’est l’ouverture sur un champ nouveau, le déplacement du regard, la conscience de l’autre et de sa vision du monde. Les participants s'engagent dans une aventure qui les impliquent intensément et personnellement. Ce travail peut leur permettre d’explorer un chemin qui sera le leur, qui leur permettra au fil du temps, non seulement de se familiariser avec l’art ou la culture, mais plus encore à se construire une meilleure connaissance du monde et d’elles même.

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Atelies en cours : janvier - juin 2008

Intitulé : les femmes racontent et se racontent...

Ce nouveau projet se conçoit comme un approfondissement du précédent avec la volonté d’ouvrir la réflexion sur la relation à l’autre et l’engagement civique.

Nous désirons également aller plus loin avec les différentes structures partenaires (Centre Dramatique National Théâtre des 13 vents à Montpellier, Scène Nationale Théâtre Molière à Sète,Cinéma Ciné mistral à Frontignan,Centre culturel François Villon) car l’objectif n’est pas temps de multiplier les lieux, les rencontres que de s’approprier ces espaces, susciter le besoin de les fréquenter régulièrement sans à priori.

Une nouvelle fois notre travail s’appuiera sur l’œuvre de Louise Lambrichs, et tout particulièrement sur « Nous ne verrons jamais Vukovar ». Cet ouvrage fait appel à l’histoire, la psychanalyse et à la littérature pour analyser le conflit yougoslave et le génocide bosniaque.

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Notre souhait est de développer ce projet sur deux axes :

Une création artistique "Vukovar et papillon" bâtie sur le texte de Louise Lambrichs ou l’on découvre une réflexion approfondie sur le thème de la mémoire, de la transmission, et du déni.

Des ateliers de sensibilisation artistique et culturelle proposés tout au long de l’année à un groupe de femmes à raison de 4 sessions de une semaine.

Favoriser l’ouverture au-delà de nos frontières en multipliant les contacts avec des femmes bosniaques, simples citoyennes ou artistes à travers des correspondances et dans l’organisation d’un voyage en Bosnie Herzégovine.

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23 mars 2008

Présentation de "la Louve"

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Mise en scène : Saïda Mezgueldi (2007)

Avec : Rayhana Obermeyer, Mélina Bomal, et à la danse

Chloé Hernandez

Chorégraphie : Chloé hernandez, Saïda Mezgueldi

Musique : Frédéric Juan et Sylvain Bayol

lumière : Stephane Charrier

D’aprés «le journal d’Hannah » de Louise L.Lambrichs, publié par les Editions de l’Olivier/Seuil et le conte traditionnel de « La jeune fille sans mains ».

Elle arpente les montagnes et le lit asséché des rivières, à la recherche d’os de loups.


Lorsqu’elle est parvenue à reconstituer un squelette dans sa totalité, lorsque le dernier os est en place et que la belle architecture blanche de l’animal est au sol devant elle, elle s’assoit auprès du feu et réfléchit au chant qu’elle va chanter. Quand elle a trouvé, elle se lève et, les mains tendues au dessus de la créature elle chante. C’est alors que la cage thoracique et les os des pattes du loup se recouvrent de chair et que sa fourrure pousse.

La loba chante encore et la créature se met à respirer.

La Loba chante toujours la bête ouvre les yeux, bondit sur ses pattes et détale dans le canyon.

Quelque part durant sa course, soit du fait de sa vitesse, soit parce qu’elle traverse une rivière à la nage,…elle se transforme soudain en une femme qui court avec de grands éclats de rire vers l’horizon, libre.»

Clarissa Pinkola Estés

« Femmes qui courent avec les loups »

La Louve nous plonge au coeur d’un voyage multiple et riche, mêlant avec générosité conte, roman, théâtre et danse.

Elle est née de la rencontre de Saïda Mezgueldi avec le livre de Clarissa Pinkola Estés « Femmes qui courent avec les loups». Il traite à travers l’analyse de différents contes traditionnels, de la nature instinctive de chaque femme.

Cette lecture a mis en lumière le profond désir de Saïda Mezgueldi de donner vie à une oeuvre originale et de mettre la femme, sa quête d’identité, au coeur de sa création en réadaptant le conte de « La jeune fille aux mains d’argent ».

Qu’on la nomme Humana, la Huesera, la louve est la femme sauvage. Elle incarne la nature instinctuelle et essentielle de toutes les femmes. Aimante, c’est elle qui nous conte l’histoire de la jeune fille aux mains d’argent. Et puis il y a Hannah, héroïne du roman de Louise.L.Lambrichs qui au travers de son journal nous révèle sa blessure intime, son difficile chemin vers l’apaisement.

Par un choix artistique audacieux, le monde de la magie et du merveilleux du conte se trouve confronté au roman, sous une forme intimiste. Ces deux types d’écritures différentes se croisent et se rencontrent sur scène, toujours sous le regard bienveillant de la louve qui insuffle courage et persévérance aux femmes qui savent l’écouter. Elle les aide à avancer d’un pas sur, et leur rend le pouvoir de leurs intuitions Conte et roman se répondent et se frôlent, et leur conversation nous emmène vers un ailleurs inédit.

Il s’agit d’un va et vient entre les épreuves de « La jeune fille aux mains d’argent », et l’histoire singulière d’Hannah, entre des moments de souffrances ou de craintes et des moments de prise de conscience, d’apaisement, jusqu’au dénouement.

La danseuse devient le lien rendu visible qui unit les deux personnages féminins, elle est toute à la fois pulsion de vie créatrice de la louve et matérialisation des mots et des maux d’Hannah. Elle est l’âme d’Hannah.

L’évident plaisir que prend Saïda Mezgueldi à mêler ces différents

types d’expressions artistiques fait que « La Louve» n’a de cesse de nous transporter de façon toujours très fluide de l’universel à l’intime, de l’extérieur vers l’intérieur, en laissant les histoires de « La jeune fille aux mains d’argent » et d’Hannah s’enrichir et se rejoindre l’une l’autre, en nous permettant d’être tour à tour dans l’action, la réflexion et l’émotion.

La louve et une oeuvre généreuse et vibrante, c’est aussi une très belle invitation au partage, à la rencontre de soi même et des autres.

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Articles de presse

Paru dans "Le Midi Libre"

Mardi 15 janvier 2007 

Samedi soir, au Centre culturel François-Villon, la présence nombreuse d'un public géné­reux en applaudissements a salué l'existence d'un specta­cle de qualité et a récompen­sé le travail d'une équipe artis­tique multiple, associant un metteur en scène et des comédiennes talentueux. 

La Louve ce n'est pas un Monologue du vagin, mais s'inscrit dans la lignée de ces pièces de

théâtre modernes, osées, porte-parole des femmes bafouées, blessées, limées qui haussent très haut le drapeau du droit au désir et au plaisir. 

L'interaction entre la parole, la danse, le texte (inspiré du roman de Louise L. Lambrichs, des contes traditionnels, le vécu du metteur en scène) donne un poids existentiel à ce conte théâtralisé et dansé dans un décor très épuré. La danse (Chloé Hernandez est magistrale et suggestive), articule les deux histoires, les comédiennes Melina Bomal et Rayhana Obermeyer illustrent avec force les fantasmes, les angoisses, les névroses, les rires et les si­lences de la vie d'une femme, toutes nous transportent de façon fluide de l'universel à l'intime de la réflexion à l émotion . 

La mise en scène hamletienne de Saïda Mezgueldi, sur l'idée « une femme est une douleur toujours présente », réussit le pari d'illustrer le mal de la peur et la peur du mal, les trésors cachés de l'âme d'une femme (ô, fragili­té ton nom est femme...). 

Très fort ce va et vient entre les épreuves d'une vie qui sont celles de la vie éter­nelle entre souffrances, craintes, apaisement.
Ce mélange de différents ty­
pes artistiques est crédible, La Louve s'impose comme une pièce de vie et d'amour universel féminin.

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20 mars 2008

Extrait de "la louve"

 

Quelques jours plus tard, le diable revint. Et la fille du meunier se mit à pleurer. Elle pleura tant et tant que ses larmes coulèrent le long de ses bras et bientôt ses mains furent parfaitement propres, immaculées.

 « Meunier ! Coupe-lui les mains, sinon je ne peux l’approcher »

 « Tu veux que je tranche les mains de mon enfant ? »

_ « Sinon, tout ici mourra, toi, ta femme, ta meule de pierre et toutes les richesses que je t’ai donné. ».

_ »Pardonne moi, mon enfant, et aide moi, si je n’obéis pas, le diable nous tuera, ta mère et moi.. ».

_ « père, je suis ton enfant, fais comme tu dois. ».

Nul ne sait qui cria le plus fort, du père ou de son enfant. Et c’en fut fini de la vie qu’avait connue la jeune fille.

 

Dimanche 1er juin

On ne peut ni recommencer ni refaire sa vie, avec ce qu’elle est et a été il faut poursuivre, découvrir au fond de soi le silence et l’avenir ouvert, la richesse du monde, le travail à accomplir, les valeurs à défendre. Mais il arrive que l’on retombe dans les mêmes impasses, se heurte aux mêmes murs, c’est ce qui m’est arrivé plus brutalement que jamais l’autre jour, lorsque le docteur Kranz m’a appris que désormais, j’étais stérile. Sur l’instant je me suis écroulée, parce qu’autour de moi le monde s’écroulait, mais non, ce n’était pas le monde, simplement mon univers.

Ce n’était pas sur une illusion menacée que je pleurais, ni sur ma solitude, mais de rencontrer, dans la réalité, un obstacle insurmontable, de découvrir en moi-même, dans mon propre corps, un obstacle à mon désir d’enfant mon désir de femme d’avoir un enfant, désir aussi puissant, aussi désespéré, il est vrai, qu’un désir d’enfant. Peine, chagrin redoublés encore du fait que cet obstacle, c’était moi, c’était nous, Robert et moi qui l’avions crée, le docteur Kranz en effet ne doutait pas que cette stérilité fût due à l’avortement tardif que nous avions fait pratiquer, en 1943. Et cela, pouvais-je le dire à Robert ? Pouvais-je lui dire sans qu’il l’entende comme un reproche, sans que cet aveu n’entame définitivement notre lien ? J’étais Seule, seule avec Louise, seule avec mon désir désormais impossible, seule avec ma vérité, mais cette vérité aussi était plurielle, d’un coté « tu m’as tuée », de l’autre « je t’aime ». « Tu m’as tuée » c’est trop dire évidemment, mais je ressentais quelque chose comme ça, amputée en tout cas, mutilée dans mon désir de donner la vie, seul acte qui à mes yeux justifiait la mienne, le mur que je venais de rencontrer était bien une demi-mort, si je ne voulais pas mourir il fallait me découvrir d’autres raisons de vivre, et je m’en sentais incapable.

Comme un animal blessé qui vient d’échapper de justesse à la mort, je jetais autour de moi un regard circulaire, façon de vérifier que le monde était en place. Le monde, oui, mais différent ô combien de celui que j’avais rêvé, et sur lequel j’avais compté pour organiser ma vie future.

Autour de ce désir manqué dont je portais en moi l’ineffaçable empreinte, je devais me reconstruire. Et Robert devait m’aider.

Je savais aussi que je pouvais compter sur lui.

 

 

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10 mars 2008

Portrait de Saïda Mezgueldi, metteur en scène

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Photo prise au cours de la marche pour la paix de Srebrenica 2007

Saïda Mezgueldi est née le 29 juillet 1970, son parcours se situe entre deux univers, celui de la scène et des ateliers. Depuis plus de 15 ans, elle s'emploie à transmettre son goût du texte, des mots et de leurs modes d'expression. Autodidacte son approche artistique et pédagogique reste originale, intuitive et spontanée.

En 2003 elle décide de monter sa compagnie pour dire à sa manière le monde qui l'entoure. Parce qu'elle aime détourner les oeuvres de leur destination première, elle met en scène des textes qui ne sont pas forcément voués au théâtre (essais, romans, contes...). Elle affirme son attachement à un théâtre contemporain et engagé. Préconisant le décloisonnement des champs artistiques, elle invite des artistes de tous bord, comédiens, danseurs, musiciens, plasticiens, écrivains, vidéastes...à nourrir son imaginaire. Puis à partir de ce brassage héteroclite, elle en dégage une cohérence à même de porter la parole de l'auteur.

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03 mars 2008

Logo Label européen du dialogue interculturel

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Logo Conseil General de l'Hérault

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02 mars 2008

Logo Annonay

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04 février 2008

Logo DRAC Languedoc-Roussillon

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